Paramédical

Études paramédicales

Les métiers du secteur paramédical permettent de mêler le sens du contact et la technicité. Ils offrent de nombreux débouchés. Selon le métier visé, les formations sont accessibles avec ou sans le bac et durent de 1 à 4 ans, avec une majorité de formation nécessitant 2 ou 3 années d’études.

Aujourd’hui le système de recrutement des élèves dans les formations paramédicales est extrêmement complexe : certaines recrutent sur concours ou sur dossier, d’autres seront bientôt seulement accessibles après une première année de licence (PACES, STAPS ou Biologie). Depuis la rentrée 2017, les études de kiné entrent dans ce dispositif. La formation au métier de Kinésithérapeute passe obligatoirement par une première année de PACES ou STAPS, les étudiants qui réussissent cette première année intègrent ensuite un Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) pour 4 ans.
Les métiers infirmier, pédicure-podologue, ergothérapeute, etc. restent accessible par un concours spécifique.

La CPU (Conférence des Présidents d’Université) souhaite intégrer progressivement  toutes les formations paramédicales au sein de l’université. Il semblerait que cela soit l’option retenue par le gouvernement. Cela passera « à moyen terme » par la mise en place d’un socle commun de connaissances en premier cycle. Et surtout par le transfert de l’encadrement pédagogique des formations paramédicales aux universités et, de fait, la délivrance de diplômes universitaires à leurs élèves. Un dossier que CONNECT’Orientation suivra pour vous !

Les professionnels du paramédical sont majoritairement salariés, du secteur public, privé ou associatif. Ils exercent dans les hôpitaux et les cliniques, les centres d’imagerie médicale, les laboratoires d’analyses, les maisons de retraite… Ils peuvent également travailler en libéral, s’ils le souhaitent.

Les professionnels de ce secteur accompagnent, préparent, soignent, appareillent ou rééduquent les patients selon leur spécialité. Par voie paramédicale, il faut entendre :
> Les métiers du Soin : Aide-Soignant, Auxiliaire de puériculture, Infirmier(e), Puéricultrice
> Les métiers de la Rééducation : Kinésithérapeute, Diététique, Ergothérapeute, Psychomotricien, Ostéopathe, Pédicure, Orthophoniste, Orthoptiste
> Les métiers de l’Appareillage : Audioprothésiste, Orthopédiste, Prothésiste dentaire
> Les métiers Médico Technique : Opticien Lunetier, Assistant dentaire, Ambulancier, Manipulateur radio, Préparateur pharma,
> Technicien Biomédical

La plupart des filières offrent chaque année un nombre de places limité (numerus clausus). La sélection, qu’elle se fasse sur dossier ou par concours, est donc rude !

Les formations du Paramédical

La plupart des cursus paramédicaux sont sanctionnés par un DE (Diplôme d’État) ou un CC (Certificat de Capacité). Ce diplôme est obligatoire pour exercer.

→ Certains nécessitent de posséder le bac : Certificat de capacité d’orthophoniste, Certificat de capacité d’orthoptiste, Diplôme d’État d’audioprothésiste, Diplôme d’État d’ergothérapeute, Diplôme d’État d’infirmier, Diplôme d’État de manipulateur d’électroradiologie médicale, Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, Diplôme d’État de pédicure-podologue, Diplôme d’État de psychomotricien, Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture, Diplôme d’État de technicien de laboratoire, Diplôme d’ostéopathe…

→ D’autres sont accessibles sans le bac : Diplôme d’État d’aide-soignant, Diplôme d’État d’ambulancier, Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture…

→ Il existe aussi des BTS (Brevet de Technicien Supérieur) spécialisés auxquels on peut accéder aussi après un bac professionnel ou un brevet professionnel (sur sélection). Les BTS sont accessibles dans différents secteurs : diététique, opticien-lunetier, podo-orthésiste, prothésiste dentaire, prothésiste-orthésiste, analyses de biologie médicale. Le DUT (Diplôme Universitaire Technologique) propose le génie biologique, qui se décline en 6 options dont la diététique, les analyses biologiques et biochimiques.

Les Diplômes d’État avec ou sans le bac se préparent en écoles spécialisées, souvent rattachées à des centres hospitaliers. les formations sont plus ou moins longues. Par exemple, 18 semaines pour le DE d’ambulancier, un an pour les DE d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture.

→ Les Certificats de Capacité se préparent généralement en 3 ans. Certains diplômes requièrent une durée de formation plus longue : 5 années pour le CC d’orthophoniste, le DO (diplôme d’ostéopathe) et le diplôme de chiropracteur. Le DE de manipulateur-kinésithérapeutel se prépare en 4 ansaprès une 1ère année d’études supérieures (PACES ou L1) et le DE de puériculture se prépare en 1 an après un DE d’infirmier ou de sage-femme.

→ Le cout des études est parfois élevé : jusqu’à 45 000 € pour les 5 années d’études en ostéopathie ! Parfois, il faut acheter son propre matériel (la mallette de pédicurie-podologie coûte autour de 1 200 €). Les inscriptions aux concourssont également payantes.

Le nombre de places offertes aux prétendants aux DE est le plus souvent limité par un arrêté au niveau national (numerus clausus). Les formations sont sélectives. L’accès via Parcoursup devrait se mettre en place pour les étudiants qui accéderont aux IFSI en 2019-2020. Les modalités exactes de sélection ne seront connues qu’en septembre 2018.

Il faut noter que certains établissements recrutent via la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) ou à l’issue d’une L1 en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou SV (sciences de la vie). Sont principalement concernés les Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie, mais aussi certaines écoles d’ergothérapeutes, de pédicures-podologues, de techniciens de laboratoire médical ou de psychomotriciens. Renseignez-vous auprès des établissements dans lesquels vous souhaitez postuler !

Le planning des cours est dense avec des matières scientifiques et techniques.Les études laissent de plus en plus de place à la professionnalisation avec des stages en cabinet ou en milieu hospitalier, des travaux dirigés, etc. Certains diplômes paramédicaux peuvent être accessibles en apprentissage.
Les évaluations sont organisées en Contrôle Continu et/ou en Examen.
Les cursus paramédicaux sont progressivement intégrés dans le schéma universitaire LMD (Licence-Master-Doctorat). Par exemple :

  •  le DE d’infirmier et d’ergothérapeute permettent d’obtenir 180 ECTS (European Credits Transfer System) soit un niveau Licence. Le DE de masseur-kinésithérapeute est reconnu de niveau bac + 4. 
  • Le Diplôme d’Ostéopathe et le Certificat de Capacité d’orthophoniste sont reconnus de niveau bac + 5 (Grade de Master).
  • Les DE de manipulateur en électroradiologie et de pédicure-podologue et le CC d’orthoptiste conféreront prochainement le grade de Licence.

Les métiers du Soin

Infirmier(e), Puéricultrice, aide-soignant(e), auxiliaire de puériculture … des métiers qui nécessitent technicité et rigueur, mais aussi sens du contact et empathie.

Prendre soin des patients nécessite des qualités de relations humaines : savoir écouter, savoir conseiller… ne pas décider à la place des personnes… mais parfois jouer un rôle pédagogique dans la prise de traitements par exemple.

Les personnels soignants se situent à l’interface entre les patients et le corps médical. Le patient souvent dépourvu apprécie ces personnels intermédiaires indispensables aujourd’hui dans les établissements de soin comme à domicile.

Les métiers du soins

Infirmièr(e)

Dans un arrêté publié au « Journal officiel » le 14 avril 2017, le ministère de la Santé a fixé le nombre de places à 30 947.
Attention, l’inscription se fait hors Parcoursup

Conseil CONNECT’ : se présenter simultanément aux concours de plusieurs IFSI (villes voisines par exemple).

Dans certains IFSI, il y a 2 rentrées possibles : une en février avec un concours organisé en automne et une rentrée en septembre avec un concours au printemps. Les inscriptions se clôturent entre un et deux mois avant les premières épreuves écrites.

Renseignez-vous auprès des secrétariats des IFSI pour ne pas manquer les dates.

Puéricultrice

Une spécialiste des jeunes enfants.

La puéricultrice est avant tout une infirmière Diplômée d’État. Elle est aussi titulaire du Diplôme d’Etat en Puériculture (DEP) préparé en un an (après l’obtention du DE d’infirmière) dans une école agréée.

Ce métier est une spécialisation également accessible aux sages-femmes.

Spécialisée dans les soins médicaux apportés aux bébés et aux enfants, elle joue également un rôle de prévention, d’éducation et de conseil auprès des parents. Les puéricultrices exercent à l’hôpital, en cliniques privées, dans les centres de PMI (protection maternelle et infantile) ou encore en crèche ou halte-garderie.

Passerelle réservée aux professionnels de santé : IDE

À partir de la rentrée 2018-2019, les détenteurs d’un diplôme d’état en soins infirmiers et plus généralement un DE d’auxiliaire médical peuvent désormais intégrer des études de médecine, d’odontologie, de pharmacie ou de maïeutique directement en 2ème ou 3ème année sans passer le concours d’entrée. Il faut justifier de deux années d’expérience professionnelle à plein temps en lien avec leur diplôme.
Les candidats présentent alors un dossier de candidature en vue d’une admission directe, au plus tard le 31 mars de chaque année. La sélection des dossiers permettra d’affecter les candidats dans les établissements concernés. À terme, le dispositif pourrait concerner aussi les cursus de kinésithérapeute, d’ergothérapeute et de psychomotricien.

Métiers de la rééducation

Le domaine de la rééducation regroupe différents métiers qui exigent des études supérieures spécialisées. Extrêmement dynamique, ce secteur connait des perspectives d’emploi intéressantes qui demandent des compétences techniques mais aussi des qualités relationnelles, de l’écoute de la patience, du dynamisme…

Métiers de la rééducation

Masseur-Kinésithérapeute


La réforme tant attendue est enfin entrée vigueur !

Demandée depuis longtemps par les professionnels et les étudiants la réforme des études de Kiné a été validée par le décret du 2 septembre 2015. L’art.10 précise que : « les dispositions du présent décret sont applicables, à compter de la rentrée de septembre 2015, aux étudiants entrant en première année de formation conduisant au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute. Les étudiants ayant entrepris leurs études avant cette date demeurent régis par les dispositions des articles D. 4321-14 à D. 4321-21 du code de la santé publique dans leur rédaction antérieure au présent décret jusqu’au 30 septembre 2019,… ».

Depuis la rentrée 2017, les études de kinésithérapeute sont accessibles après avoir effectué une année de PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) ou une première année de licence en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) ou une première année en science de la vie pour pouvoir intégrer un IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie), formation indispensable pour devenir kiné. La question de la prépa (Concours PCB) ne se pose donc plus.
La même réforme a allongé la durée de études qui passent de 3 à 4 ans soit 5 ans si on ajoute la PACES. L’allongement des études permet ainsi un approfondissement des apprentissages avec des stages et des périodes d’études à l’étranger. Cependant, malgré les 5 années d’études, le grade de Master n’est toujours pas attribué aux sortants des IFMK (Instituts de Formation des Masseurs Kinésithérapeutes).

Attention, l’entrée dans les IFMK (institut de formation des masseurs-Kinésithérapeute est soumis à un numérus clausus : environ 2 700 étudiants répartis dans les différentes régions.


Faire Kiné après STAPS : info ou intox ?

L’ouverture des écoles de kinésithérapie aux étudiants STAPS doit être au préalable l’objet d’une convention. Par exemple, l’IFMK de Vichy réserve 10 places aux étudiants de L1 STAPS à la rentrée 2018. L’entrée est conditionnée par une sélection rigoureuse. Dans le cas où l’étudiant ne eut pas entrer à l’IFMK, il faut qu’il soit motivé pour la poursuite d’études en STAPS. Autrement dit, il doit être motivé autant par les disciplines scientifiques que sportives.

Outre la candidature en L1 STAPS sur Parcoursup, l’étudiant doit candidater en « passerelle STAPS-Kiné » avant le 30 avril de l’année et fournir les justificatifs demandés (expériences d’encadrement, parcours sportif, etc.). La commission étudie le dossier et sélectionne 45 étudiants à intégrer la passerelle.
En entrant dans ce cursus passerelle, l’étudiant va recevoir un enseignement renforcé en anatomie. Il devra choisir APAS (Activité Physique Adaptée et Santé) parmi les enseignements professionnels au choix.

Pour intégrer l’IFMK, les étudiants sont classés et les 10 meilleurs pourront poursuivre leurs études en Kinésithérapie. Le redoublement dans la passerelle n’est pas autorisé. Les étudiants non admis pourront poursuivre le cursus STAPS en deuxième année s’ils ont validé leur première année de licence.

Autres métiers de la rééducation

Autres métiers de la rééducation

Pourquoi devenir Ostéopathe ?

L’ostéopathie permet de soigner grâce à la manipulation tout en conservant une approche globale du corps. Diagnostiquer par le dialogue et la palpation, soulager la douleur grâce à la manipulation en douceur et non par le médicament est fondamental dans le métier d’ostéopathe.
Le secteur de l’ostéopathie se porte bien même si les consultations ne sont remboursées aujourd’hui que si elles sont pratiquées par un ostéopathe-médecin. Le nombre d’ostéopathe est en augmentation croissante : ils étaient 26 000 début 2016.

Le diplôme d’Ostéopathe est reconnu au sein des professionnels de la santé. Il est obtenu après 5 années d’études, soit près de 5 000 heures de formation dont près de 30% de pratique (150 consultations encadrées, complètes et validées). On se forme dans une école agréée par le ministère de la Santé. Il y en a une trentaine en France qui sont généralement privées. Les médecins et kinésithérapeutes qui s’y inscrivent peuvent bénéficier de certaines équivalences. La formation est aussi accessible aux médecins dans quelques facultés de médecine (2 à 3 années de spécialisation). Il s’agit alors d’un diplôme universitaire de médecine manuelle-ostéopathie.

Le métier d’ostéopathe est exercé généralement à titre libéral seul ou en association de professionnels. Attention toutefois, certaines zones géographiques sont saturées et le revenu n’est pas très élevé, surtout en début de carrière. Le métier est aussi pratiqué au sein du secteur hospitalier. L’ostéopathe est particulièrement demandé dans le monde sportif, mais aussi dans les accueils de personnes âgées voire dans les entreprises au coté des ergonomes par exemple.

Conseils CONNECT’Orientation

Pour bien choisir son école d’Ostéopathie :

> Choisir une des 33 écoles agrées
> Vérifier les certifications et labellisations : inscription au RNCP, reconnaisance de la formation au niveau 1 (bac+5)
> Composition de l’équipe enseignante (diplômes, expérience…)
> Stages proposés par l’école (centre de soins proche ou interne à l’école)
> Mode de recrutement des élèves (sélection)

Les métiers de l’appareillage

Ces métiers demandent non seulement de la technicité, mais également de grande capacité de communication et d’écoute. Tact, gentillesse, patience sont nécessaires pour préparer psychologiquement un patient à accepter une prothèse.

Un bac S est recommandé. Le bac STI spécialité génie mécanique avec un bon dossier est également possible pour postuler au BTS prothésiste-orthésiste.

Les métiers de l'appareillage

ESOOP du Groupe ECOTEV forme les étudiants post-bac au métier d’Orthopédiste Orthésiste Podologiste. Le spécialiste agréé conçoit, réalise et pose des appareillages destinés à restituer confort et bien-être aux personnes souffrant d’une pathologie musculaire, tendineuse, ligamentaire ou osseuse.
Le professionnel peut exercer son activité au sein d’un cabinet médical, en milieu hospitalier, en pharmacie, en magasin spécialisé ou chez un fabricant, dans un centre de rééducation, etc.
Le parcours d’études s’appuie sur l’apprentissage théorique et pratique du métier ainsi que sur la mise en situation professionnelle.

La formation se déroule sur 2 ans, près de Lyon. Elle est agréée par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et le diplôme est homologué de niveau III (Bac+2) par le RNCP depuis 2000.

Publi-Info

Les métiers médico-techniques

Les Médecines différentes

Acupuncture-médecine chinoise, homéopathie, chiropraxie, sophrologie, naturothérapie ou encore étiopathie, autant de pratiques paramédicales qui existent en France.
Pour toutes ces disciplines, les formations sont variées, et les diplômes sont le plus souvent des certificats.

Par exemple :
> Pour pratiquer et enseigner la sophrologie il existe une fédération d’écoles qui délivrent un certificat de praticien de sophrologie
> Concernant la chiropraxie, l’institut franco-européen de chiropratique est le seul habilité à délivrer un certificat valable en France.
> Seules l’acupuncture et l’homéopathie sont reconnues par le Conseil national de l’ordre des médecins.

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